Les aidants proches: des maillons clés pour les personnes âgées ou fragilisées


















 L'APEC 


L'APEC, association "Aidants Proches Entraide Ciney" a été fondée ce 2 avril 2021.

Un partenariat communal entre la Ville de Ciney (Maison Citoyenne, le Conseil consultatif des Aînés, l'Echevinat de la Santé), l'asbl Aidants proches Wallonie, l'asbl MediCi, des aidants proches et des volontaires.




Objectif : 

créer un réseau de solidarité et d'entraide

entre les aidants proches de la

région et des volontaires disponibles

pour leur rendre de petits services.


Ce réseau de solidarité et d'entraide fonctionne

depuis juin 2021, et compte, après un an d'activité, 

une quizaine de personnes, dont plusieurs aidants

proches et bénévoles.



Une belle relation de confiance s'est instaurée rapidement, permettant aux bénévoles de rendre de petits services aux aidants proches.

 

Vous êtes intéressé.e.s,

en tant que bénévole, en tant quaidant proche ?


Prenez contact avec Paul Wilmet, Président : 0477/33.50.19

ou adressez-vous à l'accueil de la Maison médicale.


Vous pouvez également remplir un bref questionnaire en cliquant sur ce lien :

https://eu.jotform.com/213130679981057 

Les données récoltées sont traitées dans le plus strict respect du RGPD




     La prochaine rencontre aura lieu début septembre 2021.




Le statut d'aidant proche 


Depuis 2014, la loi Belge reconnait juridiquement l’aidant proche. Une deuxième étape a eu lieu en 2020 : 


LOI DE RECONNAISSANCE DES AIDANTS PROCHES, PUBLIÉE AU MONITEUR BELGE LE 25/06/20,

ENTRANT EN APPLICATION lE 08/09/20


Les démarches pour obtenir le statut d'aidant proche sont à faire auprès de sa mutuelle. Les conditions sont décrites ci-dessous.


En ce moment (2022) un seul droit est lié au statut d'aidant proche : le droit de prendre un congé thématique jusqu'à 3 mois (la durée est passée de 1 mois à 3 mois en juin 2021).

Le congé thématique permet à l'aidant proche qui travaille de prendre jusqu'à 3 mois de congé, selon différentes modalités.  Ces congés ne sont pas comptabilisés comme des jours de vacances annuelles, et une allocation d'interruption peut être obtenue auprès de l'ONEM. Consultez le site de l'ONem pour plus d'informations :

https://www.onem.be/fr/documentation/feuille-info/t164 

.

Selon l'asbl Aidants Proches, le chemin à parcourir reste encore long...

Vous trouverez ci-dessous des extraits de leur site internet

 https://wallonie.aidants-proches.be/

 



QUELS SONT LES PRINCIPAUX POINTS D’ATTENTION DE CETTE LOI ?

Elle ouvre la possibilité à toute personne accompagnant un proche en déficit d’autonomie de se faire (re)connaître auprès de sa mutuelle, comme « aidant proche » : une simple attestation sur l’honneur, suffit. Le périmètre de l’aidance reste volontairement étendu : famille, conjoints, mais aussi voisins ou amis… peuvent être « aidants proches » et s’identifier comme tels auprès de leur mutuelle. C’est le lien de proximité géographique et/ou relationnelle qui prime.

La loi de 2019 (appliquée au 01/09/2020) reconnaît largement les « aidants proches », sans conditions. MAIS pour accéder à des droits sociaux spécifiques destinés aux aidants proches, la loi cible des aidants qui épaulent des personnes plus dépendantes. C’est à cause de l’investissement des aidants, mobilisés auprès de personnes très vulnérables, que les aidants sont considérés comme plus « à risque ».


Pour la reconnaissance simple comme aidant proche, les conditions à remplir sont les suivantes :

    1. Rentrer une déclaration sur l’honneur auprès de sa mutuelle.

      Concrètement, les mutuelles seront amenées rapidement à préciser la procédure et le processus de remplissage de cette déclaration, auprès de leurs affiliés.

    2. Résider de façon permanente en Belgique
    3. Être inscrit au registre national
    4. S’occuper d’une personne qui en raison de son grand âge, de son état de santé ou de son handicap est vulnérable ou en état de dépendance.

      C’est là une grande nouveauté !  Il n’est plus question, contrairement à la loi de 2014, de « justifier » le niveau de dépendance de la personne aidée : c’est une réelle avancée car en disant cela, le législateur reconnait que les « aidants proches » ne sont pas « cantonnés » à une aide intensive en lien avec une personne lourdement dépendante.

      Leur nombre est beaucoup plus vaste que cette « seule » catégorie.
    5. Le soutien doit être effectué à des fins non professionnelles et gratuit.

      Autrement dit, un professionnel qui travaille auprès d’une personne dépendante ne peut pas rentrer une déclaration sur l’honneur en tant que son aidant proche.

      En revanche, un professionnel (de santé, social…) qui épaule, dans le privé, un individu en perte d’autonomie avec qui il a des liens, peut faire la démarche pour se faire reconnaître comme « aidant proche » de cette personne particulière.

      Qu’en est-il du « bénévolat » ? Un bénévole n’est pas un aidant proche car il exerce son activité dans un cadre déterminé. Souvent, un bénévole dispose d’une assurance fournie par l’organisme pour lequel il s’engage, est parfois tenu à des règles de discrétion…
      C’est une forme de « contrat » qu’on ne retrouve pas en ce qui concerne les aidants proches mentionnés dans la loi.
      Le soutien est « gratuit », c’est-à-dire qu’il ne peut donner lieu à aucune forme de salaire : en d’autres termes, l’aidant proche ne reçoit pas un salaire en contrepartie de l’accompagnement qu’il prodigue.
    6. Avec le concours d’au moins un professionnel.

      Ce peut être simplement un conseil en santé : le médecin généraliste suffit.

    7. En tenant compte du projet de vie de la personne aidée.

      La personne aidée (ou son représentant) est aussi signataire du document : c’est l’occasion d’un dialogue autour de la situation.

      Il se peut aussi que la personne aidée refuse de signer : c’est là son choix, et la procédure de reconnaissance n’aboutit pas.
      Que faire ? Un relais vers un service de médiation (ex. : médiation familiale) peut encourager à ce dialogue. Le médecin généraliste  peut aussi réfléchir avec son « patient-aidant proche ».
    8. En ayant développé une relation de confiance ou de proximité affective ou géographique avec la personne aidée

      En d’autres termes, cela signifie que le(s) voisin(s), les ami(e)(s), peuvent aussi être considérés comme des « aidants proches ».




      Un article du Soir du 4 juin 2021